
Tanger + Chefchaouen
La ville bleue du Rif, magique mais journée longue (2 h de route).
Durée estimée
Journée longue
Difficulté
Modérée (route)
Meilleur moment
Printemps / Automne
Étapes
- 1Route panoramique du Rif
- 2Plaza Outa el Hammam
- 3Ruelles bleues
- 4Kasbah de Chefchaouen
Chefchaouen depuis Tanger : la réalité de la journée
Chefchaouen est probablement l'excursion la plus photogénique du nord du Maroc, avec ses murs bleus, ses ruelles en pente et sa vue sur les montagnes du Rif. Depuis Tanger, il faut cependant assumer une chose : la route occupe une partie importante du jour. En aller-retour, vous passerez beaucoup de temps sur les routes de montagne et disposerez d'un temps réel sur place plus court que prévu. Ce parcours propose donc un plan réaliste, centré sur ce que la ville offre de plus fort, sans essayer de tout voir en quelques heures.
Marcher dans une ville en pente
Chefchaouen est bâtie à flanc de montagne. Beaucoup de ruelles montent, souvent avec des escaliers, parfois glissants après la pluie. Prévoyez de vraies chaussures fermées, une couche de plus qu'à Tanger (l'altitude fait chuter la température le soir) et de l'eau. La place Outa el-Hammam, cœur de la médina, est le meilleur point de repère pour se retrouver. Autour, laissez-vous dériver dans les ruelles bleues, mais gardez toujours en tête que remonter et descendre au même endroit peut prendre plus de temps qu'en terrain plat.
Alternative tranquille et retour
Si vous préférez ne pas courir, contentez-vous de la place centrale, de deux ou trois ruelles autour, d'un déjeuner et d'un moment au petit pont Ras el-Ma, au pied de la ville, où l'eau descend de la montagne. C'est beaucoup mieux que d'essayer d'ajouter une randonnée dans la même journée. Pour le retour, ne restez pas sur place trop tard : les liaisons vers Tanger diminuent en soirée, et rouler de nuit en montagne est déconseillé. Envisagez, si vous en avez la possibilité, une nuit sur place plutôt qu'un aller-retour épuisant.
Photos et respect des habitants
Chefchaouen est très photographiée, et cela crée parfois de la friction avec les habitants. Rappelez-vous que ces ruelles bleues sont d'abord un espace de vie : des enfants y jouent, des familles y font leurs courses, des personnes âgées s'y assoient. Demandez avant de photographier quelqu'un, ne bloquez pas une porte pour poser, évitez d'entrer dans les cours privées. Le respect élémentaire vous ouvrira souvent plus de sourires que d'insister. Achetez aussi quelque chose sur place, même modeste, plutôt que de consommer la ville uniquement en images.